samedi 3 janvier 2015
jeudi 30 octobre 2014
BURKINA FASO : LE SOUFFLE DU CHANGEMENT EN ACTION !! La rue en Colère !
Blaise Compaoré, président burkinabé contesté après 27 ans de règne
Plusieurs chefs d’Etat africains travaillent actuellement à leur maintien au pouvoir à partir de 2015 bien que la Constitution de leur pays le leur interdise. Que ce soit au Burkina Faso, mais aussi au Burundi, en République du Congo (Congo-Brazzaville), en République démocratique du Congo (RDC) ou au Rwanda,
aucun président n’a encore formellement déposé sa candidature pour la
prochaine échéance électorale. Pourtant, les signes avant-coureurs ne
manquent pas. Après le Cameroun, le Tchad, l’Angola ou l’Ouganda, une nouvelle vague de modifications constitutionnelles est annoncée sur le continent africain. Les arguments utilisés pour justifier ces mesures sont invariables : le besoin de stabilité, la nécessité de poursuivre une œuvre inachevée et la réponse à une demande populaire.
Au Burkina Faso, Blaise Compaoré
Au Burkina Faso, le débat est descendu dans la rue et tourne autour d’un chiffre : 37, comme l’article qui empêche Blaise Compaoré de conserver après 2015 les clés du palais présidentiel, conquis en 1987 après un putsch contre son ami Thomas Sankara. Après avoir laissé croire qu’il allait organiser un référendum lui ouvrant les portes d’un cinquième mandat, « l’homme qui sait se rendre incontournable auprès des Occidentaux », selon l’expression de Zéphirin Diabré, le chef de de file de l’opposition, se prépare à réviser la loi fondamentale en vigueur par voie parlementaire.
En République démocratique du Congo, Joseph Kabila
Washington est en revanche moins conciliant avec le chef d’Etat de la RDC, le grand voisin occidental du Rwanda. Lors de son passage à Kinshasa en mai, le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a clairement signifié à Joseph Kabila, élu en 2001, qu’une nouvelle candidature en 2016, après deux mandats, serait malvenue. L’opposition, l’Eglise catholique, et même certaines personnalités proches du pouvoir, contestent également les velléités affichées par le clan présidentiel, mais seront-elles entendues ? Les derniers développements laissent présager du contraire. « Joseph Kabila a réuni ses proches pour leur dire qu’il n’a pas de dauphin, mais jusque-là, la révision constitutionnelle n’était fondée que sur des rumeurs. Maintenant, le projet de loi a été déposé par le gouvernement devant le Parlement où il dispose d’une majorité mécanique. La bataille est engagée », prévient l’opposant Samy Badibanga, qui promet de se battre devant les institutions, mais aussi dans la rue, si le pouvoir ne fait pas machine arrière.
Au Burundi, Pierre Nkurunziza
Le premier de cordée dans la série de scrutins qui débutera l’an prochain est un cas à part. Pasteur et ex-chef rebelle, le Burundais Pierre Nkurunziza n’est pas arrivé à briser le verrou constitutionnel des deux mandats, mais l’interprétation des textes lui offre l’espace nécessaire pour concourir à un troisième quinquennat en 2015. Sa première élection en 2005 s’est faite devant les parlementaires et non au suffrage universel comme l’impose la Constitution. Près de dix ans plus tard, le climat politique au Burundi est orageux. L’opposition, la presse et la société civile sont soumises à un harcèlement continu
Au Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso
De l’autre côté du fleuve, à Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, ne pouvant réviser la Constitution qui l’empêche de concourir en 2016, projette, selon plusieurs sources, de faire adopter une nouvelle loi fondamentale. Une nouvelle République pour permettre au chef d’Etat, dont la première entrée à la présidence remonte à 1979, de conserver les rênes du pouvoir.
« Après la vague démocratique des années 1990, marquée par les conférences nationales, le temps est au reflux. Les compromis trouvés à une époque sont renversés au profit des dirigeants qui ne subissent plus la même pression internationale », analyse Robert Dossou, l’ancien président de la Cour constitutionnelle du Bénin. « La lutte antiterroriste, la crainte de l’instabilité, la nécessité de protéger des alliés rend la communauté internationale vertueuse avec certains, mais beaucoup moins avec d’autres », ajoute Roland Marchal, du Centre d’études et de recherches internationales (CERI), qui voit dans les pratiques actuelles un échec des processus de démocratisation.
La France, qui avait soutenu et même en partie lancé, avec le discours de La Baule de François Mitterrand en 1990, le mouvement de démocratisation en Afrique, se montre désormais très discrète sur cette question des présidents agrippés au pouvoir. Avec un brin de désarroi, un opposant africain raconte au sortir d’une rencontre avec des responsables français que « la seule chose sur laquelle ils ont insisté, c’est qu’il fallait éviter les violences. »
Source : lemonde.fr
mercredi 24 septembre 2014
jeudi 11 septembre 2014
mardi 9 septembre 2014
RENTREE LITTERAIRE: 1er ROMAN Debout-Payé aux Editions Le Nouvel Attila
Après avoir été diplômé en biochimie et (un temps) sans-papiers, Gauz est photographe, documentariste, et directeur d’un journal économique satirique en Côte-d’Ivoire. Il a aussi écrit le scénario d’un film sur l’immigration des jeunes Ivoiriens, Après l’océan…
Debout-Payé est le roman d’Ossiri, étudiant ivoirien devenu vigile après avoir atterri sans papier en France en 1990.
C’est un chant en l’honneur d’une famille où, de père en fils, on devient vigile à Paris, en l’honneur d’une mère et plus globalement en l’honneur de la communauté africaine à Paris, avec ses travers, ses souffrances et ses différences. C’est aussi l’histoire politique d’un immigré et du regard qu’il porte sur notre pays, à travers l’évolution du métier de vigile depuis les années 1960 — la Françafrique triomphante — à l’après 11-Septembre.
Cette épopée familiale est ponctuée par des interludes : les choses vues et entendues par l’auteur lorsqu’il travaillait comme vigile au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-Élysées. Gauz est un fin satiriste, tant à l’endroit des patrons que des client(e)s, avec une fibre sociale et un regard très aigu sur les dérives du monde marchand contemporain, saisies dans ce qu’elles ont de plus anodin — mais aussi de plus universel.
Un portrait drôle, riche et sans concession des sociétés française et africaine, et un témoignage inédit de ce que voient vraiment les vigiles sous leur carapace.
Roman français de Gauz
Photographie de couverture de Denis Darzacq
Maquette de l’atelier Cheeri
978-2-37100-004-9 – 192 pages – 17€
Photographie de couverture de Denis Darzacq
Maquette de l’atelier Cheeri
978-2-37100-004-9 – 192 pages – 17€
Editions le nouvel Attila
rétexte!
lundi 8 septembre 2014
Dapley Stone : un dinosaure de la musique ivoirienne s’en est allé
L’auteur-compositeur de la célèbre chanson «Indépendance» des temps de gloire de Félix Houphouët Boigny s’en est allé pour l’éternité. L’artiste originaire de Danané, malade , est décédé dans la matinée du 8 septembre 2014 au CHU de Yopougon à Abidjan, capitale économique de la Côte-d’Ivoire. L’information émane du cercle familial. Dapley Stone s’était rendu immortel dans les années 80 par ses mélodies langoureuses, mélangeant balades en Français et en Dan (Yacouba).
Source: abidjan.net
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